Les sons migratoires, patrimoine musical vivant
LES SONS MIGRATOIRES Organisés dans la campagne limousine par Einstein on the Beach, voici une exemplaire initiative de diffusion en milieu rural de formes artistiques exigeantes et bien vivantes.
Pour la troisième année consécutive, la compagnie bordelaise Einstein on the Beach s’en va arpenter le territoire du Haut-Limousin, en l’occurrence les premiers contreforts du Massif central, des monts de Blond à la Basse-Marche, en compagnie d’une théorie d’artistes aussi nomades et aventureux. « Le principe de Sons migratoires est de travailler avec des artistes liés au collectif qui habitent les territoires ruraux », souligne Yan Beigbeder, artiste associé et conseiller artistique de la compagnie. Des artistes − en l’occurrence, la contrebassiste Nelly Mousset, accompagnée de la chanteuse Géraldine Keller, de la guitariste Christelle Séry ou du clarinettiste Benjamin Bondonneau, entre autres − qui aident à ouvrir les portes, épaulés par des partenaires de choix : au Théâtre du Cloître à Bellac viennent cette année se greffer la Ferme de Villefavard et le Centre régional des langues du Limousin. L’espace d’un week-end bien dense, les musiques d’essence patrimoniale contemporaine rencontreront les musiques expérimentales et improvisées de diverses manières : concerts, DJ-sets, soirées contées ou encore « écoutes de comptoir ». Ces rencontres dans un bar de village autour des morceaux sélectionnés par les artistes s’apparentent à des séances de « cadavres exquis sonores », esquissant une sorte d’histoire de la musique éphémère, subjective et partagée.
David Sanson
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Sons migratoires, du vendredi 30 octobre au dimanche 1novembre, en Haut-Limousin (87).




